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Je me souviens encore très bien du mois d’octobre 1977. J’avais 5 ans et demi, et un beau jour, mon père m’a dit : “Mon fils, je vais t’emmener au cinéma voir La Guerre desEtoiles.”

La Guerre des Etoiles ?

BEURK !!!

Je n’avais retenu qu’une chose dans le titre : “guerre”. Et un film de guerre n’avait à mes yeux rien de particulièrement engageant. C’est dire si mon père avait été déçu : lui qui avait déjà vu le film et qui voyait là une bonne excuse pour y retourner avec la bénédiction de ma mère par dessus le marché.

Mais un film de guerre ? Un film dans lequel on s’affronte sur un champ de bataille avec moult massacres et explosions ? Quelle horreur…

Croyez-le ou non, je me suis retrouvé pratiquement contre ma volonté un samedi après-midi au beau milieu de ce bon vieux cinéma de quartier qui passait la chose. Le noir se fit dans la salle… suivi de la fanfare de la 20th Century Fox… puis de la musique de John Williams accompagnant 3 paragraphes suspendus dans l’espace… Tantive IV, Star Destroyer, coups de turbolasers, BOOM ! D2R2 et Z6PO, Leia et ses deux macarons capillaires, le grand type asthmatique en armure méchant avec tout le monde…

Deux heures plus tard, j’étais réconcilié avec : les films de guerre… et mon père finalement très fier d’avoir un futur vrai mec comme progéniture… bien qu’il déchanta un an plus tard quand il me vit revenir d’un magasin de jouets avec une poupéeWonder Woman dans les mains.

Puis vint le mois de septembre 1980 accompagné de l’Empire Contre-Attaque. Pas question de subir des conditions de projection aussi pitoyables que celles du cinéma de quartier. Je me rappelle avoir fait la queue en famille pendant au moins une bonne heure avant d’entrer dans la plus belle salle de cinéma de Paris.Ecran panoramique, son Dolby Stéréo Surround, 2800 places. La file d’attente s’étendait littéralement à perte de vue.

Croyez-le ou non, j’ai détesté l’Empire Contre-Attaque. Totalement. J’étais furieux contre l’incompétent qui avait osé pondre une suite aussi minable. Les méchants gagnent ? Non mais ça va pas la tête ?Dark Vador est le père de Luke ? Mais il faut aller voir un psy mon bon monsieur Lucas. Pourquoi diable le film se termine là où il aurait dû commencer ? L’Empire Contre-Attaque fut ma première grande frustration cinématographique. Alors que le générique de fin se déroulait sur l’écran, que les lumières s’étaient allumées et que le peuple laissait la place à ceux qui étaient en train de faire la queue dehors depuis deux heures, j’ai refusé de me lever de mon siège. Pour moi tout ceci n’était qu’une blague de mauvais goût : la suite allait forcément commencer une minute plus tard etLuke Skywalker reviendrait immanquablement afin d’effectuer du bottage de culs en série. Mon père me révéla alors la triste vérité : Dark Vador était bien le père de Luke et le film suivant n’était pas prévu avant 1983.

Après 3 années d’une attente insoutenable… je découvris enfin Le Retour du Jedi. Toujours dans cette même salle titanesque de 2800 pèlerins panoramiques en Dolby Surround.

Premier choc : Luke avait une sale gueule. Deuxième choc : Luke brandissait un atroce sabre laser vert. Troisième choc : il bottait enfin les culs qu’il aurait dû botter 3 ans plus tôt. Quatrième choc : pourquoiDark Vador s’écrase-t-il devant ce vieux schnock livide et encapuchonné ? Cinquième choc : pourquoi des ours en peluche pour sauver la galaxie ?

Puis les années passèrent. J’étais devenu un adolescent pas trop boutonneux, le “geek” typique méprisé par toute nana désireuse de conserver une image de marque respectable auprès de ses copines. Entre-temps donc, j’avais eu le temps de grandir un peu et de me retaper la trilogie de La Guerre desEtoiles en VHS. Ce faisant, j’ai pris soin de réviser certaines choses :

1. Les Ewoks sabotent Le Retour du Jedi, et Dark Vador n’est bon que lorsqu’il est vraiment de très mauvais poil.
2. L’Episode IV est absolument parfait (sauf quand Ian Solo ne tire plus le premier).
3. L’Empire Contre-Attaque EST (et restera) le plus grand film de tous les temps.

Mai 1999. 27 ans au compteur. George Lucas nous pond La Menace Fantôme. Un grand moment de cinéma. J’en profite pour jeter un pavé dans la marre : quand on a subi les Ewoks, les Gungans ne sont pas si insupportables. Ils sont même infiniment plus crédibles. Le reste fonctionne relativement bien, même si les images de synthèse ont pris un coup de vieux quand on les regarde en 2008. Mais pourquoiAnakin Skywalker est-il si jeune ? Neuf ans ? Pourquoi diable ne pas lui avoir donné le même âge que Luke au début de l’Episode IV ?

Mai 2002. J’ai 30 ans, ça ne rigole plus. Hayden a décroché le rôle d’Anakin version “10 ans plus tard”. Une catastrophe. La presse n’encense pas le film, mais soutien qu’il s’agit du meilleur Star Wars depuis l’Empire Contre-Attaque. Pardon ? Vous avez vu la tronche du héros ? Curieusement quand j’imagine le même film avec un acteur disons… plus vieux… assisté d’un scénariste compétent capable d’écrire une histoire d’amour crédible, c’est à dire avec un minimum de tension sexuelle entre les principaux intéressés (Ian Solo et la Princesse Leia, ça ne vous rappelle rien ?)… bref… curieusement, quand j’imagine le même film avec ces quelques retouches, je me dis que c’est celui que j’aurais préféré voir. Hélas, George étant Dieu, George ayant droit de vie et de mort sur les personnages qu’il a lui même créé, George détenant la seule vérité et ne partageant pas mon point de vue qu’il ignore de toute façon, George donc a décidé qu’il en serait tout autrement.

Mai 2005. Le film va commencer. J’en tremble. Nous allons enfin savoir comment Anakin est devenu un grand asthmatique. Bon en fait on sait déjà tout ou presque sur le comment, c’est surtout le pourquoi qui nous intéresse. Manque de bol…Hayden est encore là. C’est tout de même beaucoup mieux que l’Attaque des Clones mais ce n’est pas la panacée. Je maintiens qu’Anakin est trop jeune et qu’Hayden démolit avec la bénédiction de George l’image terrifiante que nous avons tous de Dark Vador. Comment donc ? Dark Vador, ce tyran qui terrorise toute la galaxie est à la base cet ado attardé qui n’hésite pas à trahir tout ce en quoi il croit pour sauver les beaux yeux de Natalie Portman ? C’est cet espèce de pleurnichard qui se cache sous le masque ? Lui qui n’assure pas une cacahuète au sabre laser ? Parce qu’excusez-moi mais pour un jedi dont le taux de midi-chloriens explose tout ce qu’on a vu jusqu’à présent, se faire couper le bras par ce croulant de Christopher Lee d’abord, puis le reste de ses membres par Obi Wan… ça craint ! Dans toute la prélogie, Anakin n’a semble-t-il gagné qu’un unique combat au sabre, celui qui l’oppose de nouveau à Dooku agé de 80 ans et des bananes. Ouais. Ca craint.

Finalement, George aurait peut-être mieux fait de s’abstenir… démystifier Vador n’était peut-être finalement pas artistiquement une bonne idée. L’image que nous avions de ce guerrier autrefois valeureux qui se laissa un jour séduire par le côté obscur de la Force, était infiniment plus puissante que tout ce que George a réussi à nous montrer. Nous étions un peu commeLuke : idéalisant ce père inconnu qui avait été il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine un héros de la Guerre des Clones avec son amiObi Wan Kenobi…

Justement parlons-en de la Guerre des Clones. Car figurez-vous que George, toujours prêt à se mettre des sous dans ses poches tout en rendant service, a eu une idée extraordinaire : nous pondre un film sur La Guerre des Clones. Un prélude à sa nouvelle série animée qui commencera en principe cet automne. La Guerre des Clones donc. Celle dont on sait comment elle a commencé, et de quelle façon elle s’est terminée. Cette Guerre des Clones oui. Celle del’Attaque des Clones et de La Revanche des Siths. La même que la série animée d’il y a trois ans, mais en images de synthèse cette fois.

Ouais.

Bon bah voilà.

La Guerre des Clones quoi.

Le dernier film Star Wars qui est sorti il y a deux jours.

Août 2008. J’ai 36 ans. 31 de plus que le jour où mon papa m’a emmené bien malgré moi voir La Guerre des Etoiles au cinéma. Putain, 36 ans. Mon père était plus jeune que moi à l’époque. Je n’ai même pas d’enfant. Et je n’ai pas particulièrement envie de payer 10 dollars pour aller voir La Guerre des Clones.

D’abord il n’est pas distribué par la 20th Century Fox. Et un film qui commence sans la fanfare de la Fox, c’est comme si Samantha Fox (justement) subissait une réduction mammaire : fondamentalement ça ne change pas grand chose à l’affaire (quoique) mais il manque un truc important pour se mettre dans l’ambiance. Ensuite, les paragraphes flottants dans l’espace avec la musique de John Williams ont aussi étézappés . D’ailleurs John Williams ne s’est pas chargé de la musique sur La Guerre des Clones. C’est comme si je devais aller voir le concert d’une Samantha Fox réduite à l’état de planche à repasser.

La Guerre des Clones donc. Celle qui n’aura pas lieu parce qu’au bout du compte, à bien y réfléchir, je m’en tape totalement. En plus il paraît que ce n’est vraiment pas un bon film.

Maintenant que j’y pense… puisque notre copain George se met à l’animation et que les héros animés ne vieillissent pas… pourquoi diable n’a-t-il pas à la place décidé de poursuivre les aventures deLuke, Ian et Leia ?

Oui ?

… peut-être ?

… finalement… après avoir pesé le pour et le contre… NON !

Plus belle la vie !

July 24th, 2008

Nous vivons une époque formidable.

Il y a une dizaine d’années, de grands sociologues (dont j’ai oublié les noms) ont qualifié la génération X de génération perdue. Faisant moi-même partie de cette fameuse génération, et étant à cette époque au milieu de ma vingtaine avec tous mes rêves et espoirs que je comptais bien réaliser un jour, je me souviens parfaitement avoir souhaité que ces grands sociologues avaient faux sur toute la ligne.

Après tout… les années 70 et les années 80 avaient été fabuleuses. Surtout en comparant une enfance absolument merveilleuse à celle de nos parents nés à la fin de la seconde guerre mondiale. Eux qui avaient grandi au milieu des décombres, ne mangeant même pas tous les jours et recevant une orange pour seul et unique cadeau de Noël, avaient fait en sorte que leurs enfants soient mieux lotis : chauffage central, Nutella, Goldorak, Albator et Capitaine Flam à la télévision, Samantha Fox en concert, petite culotte de Madonna, Nintendo et buche glacée à Noël.

Les années 90 n’étaient pas si mal non plus… tant et si bien que cette génération X s’est méritée un nouveau surnom : la génération des adulescents. Ces adultes ayant eu une enfance si merveilleuse qu’ils ne veulent tout simplement pas grandir. Collectionnant les cartoons et jouets de leur enfance, continuant à acheter des Lego et à chanter les génériques de Goldorak, Albator, Candy, Capitaine Flam…

Arrivent les années 2000… et la dure réalisation que ces fichus sociologues avaient - hélas et tout compte fait- peut-être raison.

Car si les baby-boomers ont eu une enfance finalement peu enviable (mes parents ont grandi dans la misère la plus totale et ont commencé à bosser à 14 ans), ils se sont bien rattrappés par la suite. Après la guerre, vint la reconstruction et ce qu’on finit par appeler les Trente Glorieuses : 30 années de prospérité sans précédent. Les gens avaient besoin de tout. Le commerce tournait à plein régime. Et cerise sur le gâteau : on pouvait guérir toutes les maladies sexuellement transmissibles. Dans les années 60-70, ça baisait à tout va sans capotes. Les femmes avaient de vraies chattes (et non des moules d’ados prépubères artificiellement entretenues au rasoir) et ne portaient pas encore d’atroces collants. Je ne vous parlerai pas de tous les trips hallucinogènes à base de chichon, héroïne, cocaïne et autre LSD (ce n’est pas mon truc), ni même de Woodstock. En revanche, on se marrait bien au niveau musical : rien que les Beatles, c’était quelque chose. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais à cette époque, on inventait tout. Les Beatles étaient les vrais pionniers de la pop british (et même de la pop tout court), et au cinéma on ignorait encore ce que pouvait bien être un remake. Oui, les baby-boomers ont dévoré de la vache enragée, mais au bout du compte, ils se sont bien marrés, beaucoup se sont enrichis en travaillant à la sueur de leur front, aussi peuvent-ils désormais goûter à une retraite bien méritée.

Pour la Génération X en revanche… si les 30 premières années de leur vie furent paradisiaques… la suite est en train de se compliquer très sérieusement. Commençons par le plus pénible : le sexe. Certes le libertinage est de plus en plus à la mode, mais le problème, c’est cette psychose qui nous hante toutes et tous depuis que nous sommes en âge de nous envoyer en l’air. Le putain de SIDA. Celui qui nous oblige à envelopper popol d’un véritable scaphandre en caoutchouc procurant des sensations tellement intenses et fabuleuses qu’on peut ramoner pendant 5 minutes avant de se rendre compte qu’on a totalement raté la cheminée. Le plus drôle, c’est que la plupart des gens n’utilisent le préservatif que pour le principal, soit la pénétration, quand il est en principe indispensable pour tout : fellation et cunilingus compris. Et qui se lave vraiment les mains avant d’enfiler la capote quand les doigts ont auparavant fouillé l’intimité de la demoiselle ? Oui bien sûr tout ceci n’est qu’une question de statistiques et de risques calculés… oui, le préservatif est un mal nécessaire et mieux vaut se protéger au moins pour le principal que pas du tout. Résultat : nous sommes condamnés soit à la fidélité, soit à la combinaison de cosmonaute en latex, soit à la veuve et ses cinq orphelines pour rester en vie. Je suis injuste, il reste une autre possibilité : harceler les filles sur internet pour qu’elle se foutent à poil sur leur webcam ! On a finalement un bol monstre : nos parents n’avaient pas un tel éventail de possibilités.

La culture aussi est sacrifiée. Musicalement parlant, en dehors de quelques artistes sachant encore tirer leur épingle du jeu, la production actuelle est d’une remarquable médiocrité, si tant est que la médiocrité puisse être remarquable. Nul besoin d’être talentueux pour devenir riche et célèbre de nos jours, inutile d’inventer l’eau tiède ou de sauver des vies : il suffit de participer à une émission de télé-réalité ou de montrer ses fesses sur internet. On peut essayer de bloguer et de philosopher sur l’absurdité de la vie humaine mais ces élucubrations ne font pas rêver et ne peuvent par conséquent engendrer de recettes publicitaires. Si on jette un coup d’oeil du côté de Hollywood, on se rend compte que les scénaristes sont presque tous victimes du syndrome de la photocopieuse, sans parler des ronds de cuirs des studios peu enclins à prendre le moindre risque avec la plupart de leurs productions. Combien de films par an se détachent réellement du lot ? Mais le cinéma est dépassé, relégué au second rang derrière les jeux vidéos : art autrefois mineur engrengeant désormais beaucoup plus de fric que tous les blockbusters réunis.

Niveau pognon, la conjoncture actuelle fait grise mine. On a beau y mettre beaucoup de bonne volonté, c’est difficile de gagner des ronds. Regardez les artistes : tous victimes du piratage. Regardez les journalistes : concurrencés par la gratuité de l’information qui était autrefois payante. Même la pornographie se sent mal : les ados n’ont même plus besoin d’essayer de ruser pour acheter un bouquin de cul chez le libraire du coin, Google se charge de trouver photos et vidéos plus que sugestives sans avoir à sacrifier une semaine d’argent de poche pour les obtenir.

Nos vies sont stressantes. Notre époque formidable est celle de l’instantané. Nous voulons tout, tout de suite et si possible pour pas un rond. Les e-mails sont trop lents, aussi fait on appel à la messagerie instantanée. Les ordinateurs sont trop gros, aussi avons nous inventé le Blackberry : le nec plus ultra pour garder n’importe quel employé au travail, même quand ce dernier est à la maison en train de satisfaire bobonne. L’employé modèle n’est pas payé pour ses heures supplémentaires. Il doit travailler aussi longtemps que sa charge de travail l’exigera, sans jamais montrer le moindre signe de découragement ou toute autre faiblesse humaine. Les résultats sont d’ailleurs très prometteurs : ulcères, surmenages, hypertension, et parfois même décès du travailleur quand il ne s’agit pas d’un de ses proches… en France cette semaine, une gamine de 3 ans est morte deshydratée sur le stationnement très ensoleillé d’une entreprise où elle avait été oubliée par son père à l’intérieur du véhicule dont il essayait tant bien que mal de payer les traites. L’enquête a parait-il démontré que le stress au travail aurait constitué la principale cause de l’incident, le soleil combiné à un manque d’eau et de ventilation à l’intérieur du véhicule se seraient chargés du reste.

Au bout du compte, que nous reste-t-il à nous, ceux de la Génération X des Adulescents Sacrifiés ? Nous avons en principe la trentaine, avec de longues années de dur labeur devant nous. La retraite n’est donc pas pour tout de suite. Mais quelle retraite ? Les baby-boomers partaient parfois en pré-retraite à 55 ans ou finissaient par se carapater à 60. A l’heure actuelle, la retraite ne tombe qu’à 65 ans, et dans la plupart des pays occidentaux, on avance le chiffre de 70 balais bientôt nécessaires afin de pouvoir tirer sa révérence. C’est un peu inquiétant quand on est déjà considéré comme un croulant à 40 ans. C’est encore plus inquiétant quand on pense qu’avec tout ce stress, l’obésité, le cancer, le SIDA, les crétins qui picolent avant de conduire et qui s’obstinent à continuer de téléphoner au volant (quand ils ne font pas les deux en même temps), on risque bien de finalement travailler jusqu’à ce que mort s’ensuive…

… il ne restera alors plus qu’à financer les retraites des survivants !

Y’a pas à dire, on vit vraiment une époque formidable :-)

Le baril est à 400$

July 3rd, 2008

Nous y voilà. Le baril de pétrole brut vient de passer la barre des 400$. Ce n’est pas une surprise, on nous l’annonçait depuis l’an 2011. Entre temps, les américains ont décidé d’annexer l’Alberta, sous prétexte d’avoir besoin d’un accès direct à l’Alaska. Par la même occasion, ils se sont emparés du restant du pays. A l’exception du Québec, lequel a désormais sa propre monnaie avec la tronche de René Lévesque nanti de son éternel mégot sur les billets de 20 Piastres. Car succédant au Dollar Canadien, la Piastre est devenue la nouvelle monnaie officielle du Québec. Mais revenons à nos moutons.

Le baril de pétrole brut est à 400$ US. Soient 324 Piastres au cours actuel désastreux du Dollar US, ou encore 150 Euros pour nos voisins situés de l’autre côté de l’Atlantique.

A l’instar de Demolition Man où seul Pizza Hut est sorti vainqueur de la guerre des chaines de restaurants, toutes les compagnies aériennes ont fait faillite, obligeant Boeing et Airbus à assurer non seulement les rôles de constructeurs, mais aussi ceux de transporteurs. Ils ont respectivement créé ces deux compagnies à l’image de leurs pays d’origines : Hamburg’Air, et Camemb’Air. Mais le prix du carburant étant ce qu’il est… le transport aérien tel qu’il existait encore au début du 21eme siècle a subi une incroyable transformation…

L’A380 a ainsi été décliné dans une version allongée : l’A380-900. Avec ses 6 réacteurs et son fuselage allongé, l’A380-900 est le plus long avion au monde. Boeing n’est pas en reste avec le 797-400 surnommé The Whale. Cet incroyable avion dispose de 3 étages et de 4 réacteurs titanesques. Signe particulier de ces deux avions désormais seuls autorisés à sillonner les couloirs aériens du monde entier : ils ne disposent pas de hublots.

Les hublots n’ont en effet plus aucune utilité. Afin d’optimiser et de maximiser l’espace à bord de manière à pouvoir transporter le plus de passagers possibles par tonne de carburant embarquée, il a été décidé que les passagers seraient endormis en salle d’embarquement, et réveillés à destination. Les avantages sont multiples : les fauteuils sont remplacés par des capsules, les passagers inconscients ne peuvent souffrir d’anxiété à bord ou devenir une menace aussi bien pour le personnel navigant que pour les autres passagers. D’ailleurs il n’y a plus de personnel navigant à l’exception des pilotes. Les ravissantes hôtesses de l’air sont désormais un vestige du passé, à l’instar des plateaux repas et des détournements. Autre avantage : les passagers n’étant plus pressés puisque pour eux le temps ne s’écoule plus, les avions n’ont même plus besoin d’aller vite et peuvent désormais voler à une allure optimale permettant d’économiser encore plus de carburant.

Mine de rien… on n’arrête pas le progrès !

Mais alors… quid des personnes qui aiment profiter du voyage sans stresser ? N’y a-t-il aucune alternative à ces atroces avions à bestiaux ?

Si vous êtes suffisamment fortuné, les héritiers du Baron Von Zeppelin ont pensé à vous. Utilisant de l’hélium en lieu et place de l’hydrogène qui fut responsable de cette atroce catastrophe du Hindenburg, les nouveaux dirigeables sont en plus dotés de panneaux solaires leur permettant d’être auto-suffisants en matière d’énergie. La traversée de l’Atlantique (mais aussi du Pacifique) est redevenue une expérience glamour où profiter du temps qui passe et des distractions à bord sont le nec plus ultra des grands voyageurs considérant que le vol lui même fait partie du plaisir.

Entendez-vous les petits oiseaux chanter ?

Non ?

Moi non plus.

C’est que le printemps est à la bourre. La marmotte s’est plantée en beauté, elle qui avait osé prédire un printemps précoce. Le Phil de Punxsutawney avait finalement raison : nous ne sommes pas sortis du banc de neige.

Le plus énervant finalement vient des fêtes de Pâques. L’année dernière il faisait beau, la neige n’était plus qu’un lointain souvenir, et je profitais de la vie au volant de ma Mini Cooper adorée. Cette année… nous fêtons Pâques avec -10 degrés au compteur, et le putain de banc de neige de 4 mètres de haut situé devant la maison n’a pas baissé d’un quart de millimètre. Quelque chose me dit qu’on va devoir se le coltiner jusqu’au mois d’août. Mine de rien ce sera marrant d’aller pieds nus jusqu’à la piscine tout en contemplant ce triste spectacle de la fonte de cet iceberg. Quand je pense qu’un de ces specimens a  un jour eu raison du Titanic. En attendant, ce bidule finira par avoir raison de ma santé mentale.

Finalement, j’aurais peut-être dû émigrer à San Francisco. Il y a peut-être des tremblements de terre en Californie. Les américains ne savent toujours pas s’alimenter correctement. Soit ils rempileront pour 4 ans de guerre en Irak avec un nouveau “commander in chief” qui n’en finira plus de ruiner son pays et de mentir à ses compatriotes, soit ils signeront pour l’écrasement d’un astéroïde ou le débarquement des extra-terrestres… ce qui ne manque jamais d’arriver au cinéma à chaque fois que le président est soit noir, soit un représentant du beau sexe. Tout un programme.

Il serait peut-être temps que la météo soit un peu plus clémente et que cette saloperie de neige commence à fondre. Car le printemps c’est très agréable. Les oiseaux chantent, les jupes raccourcissent, les décolletés deviennent très plongeants. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais ça remonte le moral des troupes…

S’il y a bien un élément qu’on ne peut ignorer au sujet du Québec, c’est bien celui de la saison hivernale.

L’hiver québecois dure plus ou moins 6 mois et outre sa longue durée se caractérise par : des chutes de neige plus ou moins importantes étalées de fin novembre / début décembre… à fin avril quand on n’a vraiment pas de bol ; et par des températures parfois assez basses… entre 0 et -15 la plupart du temps, et parfois jusqu’à -40 essentiellement lors des plus froides journées de janvier ou février.

Il n’y a rien de bien nouveau là dedans. Le printemps est parfois pourri, l’été aussi, l’automne ne dure que 6 semaines (et les jolies couleurs pas plus de 2), mais s’il y a bien une certitude au Québec, c’est que l’hiver sera toujours long, froid, plus ou moins enneigé, et qu’on n’en est jamais totalement débarrassé avant le mois de mai.

Quid donc de l’hiver 2007-2008 ?

Cette année est une grande année. Hormis les températures glaciales, nous avons TOUT eu. Un hiver précoce (on est dedans depuis mi-novembre, tant et si bien qu’on a tous eu l’impression que Noël durait 2 mois cette année) dont la principale caractéristique consiste en des chutes de neige particulièrement abondantes. Jusque là, tout va bien. Nous avons un banc de neige mesurant jusqu’à 4 mètres de haut devant la maison (c’est là qu’on entasse tout ce qui tombe à l’aide d’une souffleuse), et les skieurs s’en donnent à coeur joie.

Seulement voilà…

… la neige… c’est blanc, c’est beau, ça permet de faire des glissades et de dévaler les pistes à tombeau ouvert… mais surtout ça pèse son poids. Un certain poids… pour ne pas dire un poids certain. Les québecois en savent quelque chose : le français incompétent qui a dessiné le fameux Stade Olympique avec son toit rétractable avait oublié qu’il neigeait au Québec, ce qui a provoqué l’effondrement du toit
en question.

Revenons aux 3 mètres de neige qui nous sont tombées sur la tronche. Concrètement, ça se traduit par quoi ? Par exemple, sur un balcon standard (le mien, celui du voisin) ou un toit plat, ça donne jusqu’à 1 mètre 50 de neige accumulée. De la neige lourde. Et même des bonnes plaques de glace parce que la nuit voyez-vous, il fait plus froid qu’en journée.

Une telle quantité de neige devant peser son poids, j’ai très vite décidé de prendre mon courage et ma pelle à deux mains, afin de m’adonner au sport national : le pelletage (et non le hockey, ce qui est une erreur souvent commise). A l’aide de mes petits bras musclés combinés à une quantité non négligeable d’huile de coude, j’ai courageusement enlevé la plus grosse partie de toute cette neige pour finalement laisser un “tapis” d’une trentaine de centimètres d’épaisseur.

Curieusement… la plupart de mes voisins n’ont pas jugé utile d’en faire autant. Peut-être ont ils eu raison de ne pas s’en faire, et de faire confiance aux architectes, à l’entrepreneur et aux ouvriers qui ont oeuvré à la construction de l’édifice. Certains pourtant, auraient peut-être été plus inspirés de faire comme moi.

Tout a commencé par l’effondrement d’une bâtisse où travaillaient 3 femmes. Le toit n’a pas résisté au mètre de neige qui s’y était entassé. Elles n’ont hélas pas survécu à l’incident.

Une famille déjeunait dans sa salle à manger quand de sinistres craquements se sont fait entendre… la famille en question a décidé d’évacuer illico et a tout juste eu le temps d’arriver au milieu de la rue quand la maison s’est effondrée sous le poids de la neige. Bilan : aucune victime, mais une famille se retrouve dans la rue au beau milieu de l’hiver.

C’est à ce moment précis que la Commission Scolaire de Montréal se réveille. Mince ! La neige ça pèse lourd. Hors il y en a des tonnes sur les toits des écoles. Oui oui, les écoles où étudie toute la jeunesse québecoise. Ces écoles oui. Du coup, comme ça, non pas parce qu’on est convaincu que c’est véritablement dangereux (parce qu’avouez qu’on aurait pu faire comme moi et y penser plus tôt), mais plutôt parce que c’est la mode (l’actualité… que voulez vous ?), on décide de faire évacuer toutes les écoles comme ça un vendredi midi. On n’aurait pas pu faire enlever la neige plus tôt : comme par exemple le soir quand tout le monde est couché, ou plus simplement les lendemains de chutes de neige quitte à fermer les écoles une journée de plus. Car voyez-vous, si on n’avait procédé de cette manière, si au Québec on pouvait “se souvenir” que la neige pèse bien plus lourd qu’un simple flocon, on aurait peut-être pu éviter que 3 honnêtes dames soient expédiées ad patres avant même de comprendre ce qui leur arrivait.

Mais la race humaine est ainsi faite. Elle fonce droit dans le mur, au cas où ça ne ferait pas mal de percuter un mur de plein fouet. Sait-on jamais ? Le mur est peut-être mou, peut-être qu’il s’agit d’une simple illusion d’optique. Peut-être qu’on va passer à travers sans plus de bobo que ça. Sauf que l’impact est violent. L’humain se rappelle alors qu’un choc frontal à pleine vitesse fait très mal et décide finalement (et vraiment pas de gaieté de coeur) de contourner le mur.

Il n’y a pas à dire : l’humain a VRAIMENT besoin d’évoluer s’il veut avoir une chance de s’en sortir en ce bas monde.

La semaine prochaine, nous ne parlerons pas des amerloques de choc qui préfèrent virer un gouverneur qui va aux putes, et maintenir au pouvoir un président con comme ses pieds qui ment, manipule et ruine son pays.

Voila ! C’était ma petite chronique du front de la connerie. Un front où nul n’est à l’abri. Ni vous, ni moi.

Le gros problème quand on aime écrire, c’est de trouver une histoire qui n’a pas déjà été racontée.

Vous me direz qu’Hollywood ne s’embarrasse pas de ce genre de détails, mais dans mon cas… et surtout dans le cas d’une histoire très précise, on peut dire que ça m’ennuie vraiment.

Tel que vous me voyez, ça fait 13 ans que j’ai une idée dans la tête… une idée d’histoire dans un univers particulier avec une héroïne qui n’a pas froid aux yeux. Jusque là, ça va… L’ennui, c’est que depuis que je travaille sur cette histoire, j’ai été pris de vitesse par je ne sais combien d’autres écrivains, scénaristes, chefs décorateurs, réalisateurs qui ont tous eu des idées grosso-modo similaires, et qui ont surtout été plus rapides que moi pour les sortir. Résultat des courses : je continue à avoir cette histoire qui me trotte dans la tête, mais que je dois totalement réinventer chaque année parce que, comme par hasard, ce truc a déjà été vu dans Buffy, celui là dans The Golden Compass, l’autre dans Highlander ou je ne sais quoi encore.

Croyez-le ou non, mais tous les matins en allant au bureau, que ce soit dans le bus ou en me faisant comprimer sur la ligne verte du métro de Montréal, j’essaie de réinventer mon monde et il ne se passe jamais plus de 2 minutes sans que je me dise : non, on a déjà vu ça dans Harry Potter, et ça… c’était pas dans Charmed ou dans Angel ? Le coup de grâce m’a été donné une fois dans une librairie bien connue du centre-ville où feuilletant une toute nouvelle bande-dessinée au hasard, je suis tombé sur un concept qui ressemblait comme deux gouttes d’eau au truc sur lequel je planchais de nouveau depuis des mois.

Ne passez pas par la case départ… et surtout n’empochez pas vos deux briques.

La différence avec les aventures d’Alex Trakker (qui plagient tout et n’importe quoi en un vibrant hommage aux cartoons, films et séries de SF des années 70-80), c’est que je souhaite vraiment pour une fois créer quelque chose d’original. En pure perte visiblement puisque tout ce que j’écris a soit déjà été fait, soit est déjà en train de se faire.

Je commence à me demander si la création ne se résume pas à mettre tous les éléments d’une histoire (si peu originaux soient-ils) dans une marmite, de mélanger le tout vigoureusement, et de sortir la chose vite fait en espérant que personne ne remarque rien…

Regardez ce chantier !

March 10th, 2008

J’ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle.La bonne nouvelle d’abord : le déménagement du site s’est parfaitement déroulé. Oui oui oui, ça a pris du temps, mais le blog est de nouveau parfaitement opérationnel. Vous allez pouvoir de nouveau lire toutes les bêtises qui me passeront par la tête (et il y en a beaucoup).

La mauvaise nouvelle maintenant : comme vous avez pu le voir si vous vous êtes pointés par la grande porte, le site est toujours en construction (la présentation de ce blog y compris). J’ai pas mal de projets pour AlexTrakker.com. Je ne veux pas me contenter d’y coller un blog, j’ai envie d’ajouter plein d’autres trucs, y compris un relookage de mon antique site sur l’Age de Cristal. Rien de bien transcendant, mais j’ai une tendresse particulière pour Logan’s Run CGI qui fut mon tout premier projet HTML il y a de cela 10 ans (comme le temps passe…)

Hors donc, puisqu’AlexTrakker.com ne se contentera pas d’être un blog et contiendra donc de ce fait plusieurs sections, il nous faut une interface de navigation.  La page d’accueil vous en donne un petit aperçu : à l’instar de Microsoft, j’ai décidé d’aller piquer quelques petites choses chez Apple… ce que nous autres fans de Mac OS X appelons le Dock. Pour l’instant le Dock n’est que sur la page d’accueil (avec une seule et unique icône), mais bientôt il sera partout et vous permettra de naviguer aisément sur tout le site. Quand vous verrez apparaître une nouvelle icône sur le Dock, c’est qu’il y aura quelque chose de nouveau à voir ;)

Ah et si par malheur vous êtes venus directement par Facebook et que vous voulez voir à quoi ressemble la page d’accueil avec le Dock, c’est bien simple, c’est sur www.alextrakker.com que ça se passe.

Etre Verseau au Canada…

February 16th, 2008

J’en suis à mon huitième anniversaire au Québec… ou presque puisque la date fatidique approche à très grands pas.

Le problème voyez-vous, c’est que le 18 février tombe… en hiver. Et d’habitude à cette période de l’année, le québecois moyen en a déjà ras la casquette du froid et de la neige. Sachant que l’hiver a commencé très tôt cette année, la coupe est en ce qui me concerne bien pleine.

Depuis 8 ans, mon anniversaire se pointe inévitablement avec un bon -15 degrés minimum au thermomètre, parfois une chouette tempête de neige, et si par bonheur il fait beau, c’est qu’il fait -30 dehors.

Joie…

Pourquoi ne suis-je pas né en été ? Quand il fait beau et chaud, quand il y a des feuilles aux arbres, des fleurs et du gazon. Quand une journée d’anniversaire peut être prétexte à l’école buissonnière avec balade en vélo ou en Mini Cooper, un déjeuner romantique sur l’herbe ou que sais-je encore…

Finalement, peut-être devrais-je déplacer ma date d’anniversaire. Déplaçons le 18 février au 18 août. Après tout, ce qui compte c’est de fêter son anniversaire une fois par an. Au bout du compte, la date on s’en tape.

On déménage !

February 14th, 2008

AlexTrakker.com doit très bientôt changer d’hébergeur. Et aussi un peu de formule soit dit en passant.

Non pas que je sois mécontent de l’hébergeur actuel, mais disons que ce dernier ne m’a pas particulièrement impressionné par la qualité du service et de la prestation. Résultat des courses, j’entends bien déménager ailleurs. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, je vais en profiter pour étoffer un peu le site. Rien de bien transcendant pour tout de suite, mais autant planifier un peu pour l’avenir afin d’avoir un site un peu plus riche et marrant.

Après ça, quand la mécanique sera bien rôdée, je n’aurai plus qu’à inviter des pin-up et à les photographier en dessous sexy avant de vous en faire profiter.

Si vous connaissez des donzelles prêtes à s’effeuiller ;-)
C’est plus fort que moi, il faut toujours que je raconte des bêtises quand mon anniversaire approche.

Leopard vs. Vista

January 27th, 2008

Nous avons beau vivre dans un monde libre, la guerre est tout de même partout.

HD-DVD contre Blu-ray (mais le Blu-ray a gagné).

Les Etats-Unis d’Amérique contre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux.

Moi contre mes ex, les amygdalites, et les moustiques mutants originaires de la planète Zork.

Et accessoirement… Mac OS X Leopard contre Windows Vista.

C’est l’éternel combat du bien contre le mal, de l’innovation contre la photocopieuse, des américains contre le vrai fromage, des français contre le coca-cola, du Québec contre le reste du Canada.

Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine… les ordinateurs étaient chiants. Ils ne servaient pas à grand chose. Ils n’étaient même pas connectés à internet. Il fallait soit avoir 12 ans, soit être atteint de masochisme poussé pour avoir envie de pianoter des heures sur un clavier dans le seul et unique but d’afficher 3 pixels colorés au son d’une musique à base de bips poussifs. Ces mômes de 12 ans ont un jour eu 18 ans, ont accessoirement été humiliés par toutes les filles du lycée qui leur ont préféré de cools joueurs de football péteurs et buveurs de bière faisant désormais carrière au sein de l’assistanat social (à moins que ce soit à la superette du coin ?)… tandis que le geek adulte gagne désormais des fortunes en travaillant 18 heures par jour pour des boites comme Ubi Soft ou Electronic Arts… mais -une fois n’est pas coutume- je m’égare encore.

Bref… à l’époque où Bill Gates et Steve Jobs étaient puceaux, pauvres et portaient des lunettes : ils montèrent Microsoft et Apple. Le premier inventa le DOS (un truc textuel barbant destiné aux PC) et le BASIC (un langage aussi chiant que peu puissant), le second inventa le Mac, la souris et l’interface graphique. Le premier décida que le second avait eu une bonne idée et repompa grossièrement la chose : Windows était né.

24 ans plus tard… la guerre continue. Vous me direz qu’avec ses 5% de part de marché, Steve Jobs peut bien faire le fier devant l’hégémonie de son copain Bill. Il n’empèche que sans Steve pour avoir de bonnes idées, Bill n’irait pas bien loin.

Mais quid de Leopard et de Vista ?

Car voyez-vous j’utilise les deux. Enfin bon… quand je dis que j’utilise les deux, c’est un bien grand mot. Je n’utilise Vista que lorsque je dois (hélas) faire une petite intervention sur le PC de ma conjointe. Et coyez-moi, à chaque fois je souffre.

Commençons par Vista. La bête tourne sur un PC récent de type ordinateur portable à 800$ avec 2Gb de RAM. Il y a un bel autocollant “Designed for Vista” sur l’ordinateur, et l’OS était pré-installé dessus. Rendons cette justice à Microsoft, la mise en route s’est effectuée toute seule. Par contre, connecter la chose sur mon réseau local a été un calvaire sans nom. Car voyez-vous, nous avons beau être au 21eme siècle, Vista ne sait toujours pas se connecter tout seul à un réseau Wi-Fi sécurisé avec filtrage d’adresses MAC. Pour aller chercher l’information dont on a besoin, il faut aller jouer dans les commandes DOS. Taper un ordre sur la console avec ses petits doigts, passer à travers quelques pages d’informations très techniques avant de pouvoir trouver la fameuse info manquante. Avant même d’en arriver là, la machine prend une éternité pour démarrer, et encore plus de temps pour rebooter. L’ordinateur est souvent assez peur réactif quand on en a besoin, et oubliez le mode hibernation sous peine de plantages sérieux dans le pire des cas, ou de reprise très très très très saccadée dans le meilleur des cas. La nouvelle interface graphique remporte la palme du mauvais goût et de la poussivité. Quant au prix de Vista si on avait réellement été obligé de le payer : grosso modo 300$. On ne rigole pas chez Microsoft, surtout pas quand il s’agit d’empapaouter le client.

Signe que le produit est très abouti et que les gens en sont fous : les constructeurs de PC proposent depuis l’été dernier la possibilité de revenir à Windows XP. La presse spécialisée estime qu’il y a esbrouffe : Vista serait moins révolutionnaire que Mac OS X Tiger sorti en… 2005. Personnellement, j’adore Windows XP.

Du côté d’Apple, moyennant 129 dollars (ou gratis avec un Mac tout neuf) le commun des mortels peut s’offrir Leopard. Parlons en puisque je suis justement l’heureux possesseur de ce félin équipant un MacBook tout neuf à 1160$ incluant les taxes (merci le dollar US en chute libre) équipé de 2Gb de RAM.

Sur ce Mac, Leopard est comme un poisson dans l’eau : la machine est incroyablement réactive. Les programmes s’ouvrent en deux temps trois mouvements. Le Mac démarre à froid en 30 secondes grand maximum, s’arrête encore plus vite, hiberne en un clin d’oeil et sort du mode hibernation instantanément. L’ordinateur s’est connecté tout seul à mon réseau Wi-Fi sécurisé : l’adresse MAC était dispo dans les préférences réseau… je n’ai eu besoin que d’indiquer le mot de passe sophistiqué servant de clef WPA, et j’étais sur internet avant d’avoir eu le temps de dire ouf. Apple faisant bien les choses, tous mes dossiers partagés sur mon PC étaient dispos en un clic souris. La nouvelle interface graphique est plus une évolution qu’une révolution, mais elle est simple d’utilisation et efficace en plus d’être belle à regarder.

Microsoft a beau régner en maître sur le marché du système d’exploitation, j’ai comme l’impression que les choses se gâtent. Car au beau milieu de tout ce foutoir, un autre acteur gagne aussi du terrain : Linux et sa distribution Ubuntu. De plus en plus de spécialistes prédisent que Microsoft est sur le déclin. Je suis assez d’accord avec eux, et ce d’autant plus que Google est en train de gagner du terrain en matière de logiciels à la fois efficaces, pratiques et gratuits. Qui a encore envie de payer pour Office quand Google Docs vous permet de pouvoir utiliser un traitement de texte et un tableur gratuitement en ligne ?

Quoi qu’il en soit si vous hésitez sur l’achat d’un ordinateur, n’hésitez pas : achetez un Mac. Oui c’est un peu plus cher. Mais c’est du matériel solide, et l’OS est un véritable plaisir à utiliser. Dans le pire des cas si vous ne l’aimez pas, vous pourrez toujours installer Windows dessus. En revanche si vous achetez un PC, vous êtes pris avec Vista, ou avec un système d’exploitation fiable mais désormais archaïque si vous repassez à XP.

Vous vous rendez compte ? Ma mère utilise un Mac depuis pratiquement 2 ans. Elle n’avait jamais touché à un ordinateur avant. En 2 ans, je n’ai pas eu à faire une seule intervention sur sa machine. Elle se débrouille toute seule. Je lui ai installé la machine, glissé deux explications rapides sur l’art et la manière d’aller sur internet et de sauvegarder un document. Point final.

Ma belle-mère et ma belle-soeur par contre possèdent des PC. Et comme par hasard… à chaque fois l’ordinateur est en rade/vérolé/infesté/en grève…

Bref… si vous n’avez pas trop envie de voir votre belle-mère, vous savez désormais ce que vous devrez lui conseiller si jamais elle avait envie de s’offrir un ordinateur…

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